Un mot sur le Mélèze
Au 17ième siècle et encore aujourd'hui, les Canadiens
français l'appelaient à tort épinette rouge et le
confondaient avec le vrai épinette rouge qui longe la
chaîne des Appalaches en sol sec et élevé alors que le
mélèze a une prédilection pour les terres basses, les
sols humides et les tourbières en peuplement naturel.
Mais le mélèze est le seul résineux à perdre ses
aiguilles à l'automne et à développer des cônes
rougeâtres au printemps. Dans la flore Laurentienne on
cite: Le mélèze est l'un de nos arbres les plus précieux
à cause de ses grandes dimensions, de sa force et de sa
durée (résistance aux intempéries ou imputrescibilité).
En fait, le bois de coeur du mélèze a une résistance
égale ou supérieure au cèdre de l'est contre la
moisissures et la carie. Également, le mélèze est le
plus dur des
résineux avec une densité de 0.48g/cm3 (30 lbs/pi.cu.)
donc presque égale à l'érable rouge. Sa stabilité
dimensionnelle est très grande par rapport aux essences
feuillus ce qui permet de produire des lamelles larges
sans problème, surtout en sciage radial (grain de bois
vertical à la lamelle).
Le mélèze était traditionnellement utilisé dans des
conditions extrêmes comme les planchers d'écuries, les
tabliers de quai, construction de bateaux et traverses
de chemin de fer. Vous
comprendrez donc pourquoi on peut l'introduire comme
lamelles de plancher dans une salle de bain, cuisine et
même au sous-sol
à cause de son imputrescibilité et de sa stabilité
dimensionnelle qui lui permet de mieux supporter les
renversements et variation d'humidité relative,
contrairement aux bois durs (feuillus). Disponible de 2 1/4”
à 7
1/4”.